Dernière minute
Société
Ba trop sur bafaza mokate". Cette phrase n'est pas du lingala pur, mais plutôt du lingala argotique. Ce que le langage populaire des habitants de Kinshasa surnomment le "kindoubill" ou l'argot de Kinshasa mélangé à des expressions typiques.
Un langage caractérisé par…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le gouvernement congolais interdit la navigation des baleinières en bois sur l’ensemble du territoire national à partir du 15 novembre 2026. La décision a été annoncée mardi 6 octobre par le vice-…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
*Les ex-Kulunas passent de la délinquance aux chantiers de l’avenir
La campagne «Pas d’écoles publiques sans bancs» poursuit son déploiement à Kinshasa. Quatre établissements scolaires de…
AUTOPSIE DE LA MARCHE DU 22 SEPTEMBRE, L'UDPS dans la rue, l'Union sacrée se rebiffe
Sans mobilisation formelle de l'ensemble de l'Union sacrée, le parti présidentiel a occupé la rue. L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) a tenu, hier mardi 22 septembre à Kinshasa, sa marche annoncée en soutien aux institutions de la République, à la loi référendaire et au dialogue national initié par le président Félix Tshisekedi.
Parti de la 11ème rue, dans la commune de Limete, le cortège a rassemblé des militants et sympathisants de l'UDPS ainsi que des membres de partis alliés. L'itinéraire avait été arrêté avec les autorités de la ville de Kinshasa et devait conduire les manifestants jusqu'au terrain annexe du Stade des Martyrs.
Calicots et banderoles en mains, les marcheurs ont ainsi voulu afficher publiquement leur adhésion aux orientations défendues par la direction du parti présidentiel.
KABUYA MISE SUR LE TERRAIN
Au-delà du message politique affiché, la mobilisation constitue surtout une démonstration de la capacité de l'UDPS à mobiliser ses propres structures.
Quelques jours après la marche de la Coalition pour la défense de l'article 64 (C64), qui s'était opposée au projet de changement constitutionnel, l'UDPS a choisi de répondre par une mobilisation favorable au processus référendaire et au dialogue.
Au terme de la marche, Augustin Kabuya, secrétaire général et président intérimaire de l'UDPS, s'est adressé aux manifestants. Il a notamment appelé le chef de l'État à accompagner ce qu'il a présenté comme la volonté exprimée par les participants en faveur d'un changement de la Constitution.
KABUYA EXISTE SANS MBATA
L'un des enseignements politiques que certains observateurs peuvent tirer de cette journée concerne la capacité de l'UDPS à investir le terrain en s'appuyant d'abord sur ses propres militants et structures.
La mobilisation n'a pas été présentée comme une démonstration collective de toutes les composantes de l'Union sacrée. Cela relance donc les interrogations sur la coordination politique au sein de la majorité et sur la capacité de ses différentes composantes à parler d'une seule voix sur les grandes questions institutionnelles.
Il convient, toutefois, de distinguer l'absence d'une mobilisation commune d'une éventuelle opposition politique des partenaires de l'Union sacrée aux positions défendues par l'UDPS. Les éléments disponibles ne permettent pas, à eux seuls, d'établir une telle conclusion.
Peut-on tirer comme signal politique de la journée : Kabuya existe sans Mbata ?
Cette séquence met néanmoins en lumière une question de fond : jusqu'où les composantes de la majorité présidentielle peuvent-elles harmoniser leurs positions sur le référendum, le dialogue national et l'évolution de la Constitution ?
L'UDPS, de son côté, a choisi de prendre les devants sur le terrain. La marche du 22 septembre lui permet ainsi de montrer que, lorsqu'elle décide de mobiliser ses propres bases, elle dispose encore d'une capacité d'organisation importante dans la capitale et au-delà. Des marches étaient également annoncées dans plusieurs provinces.
La véritable bataille politique ne se joue donc plus uniquement dans les déclarations des états-majors. Elle se déplace également dans la rue, où chaque famille politique cherche désormais à mesurer sa capacité réelle de mobilisation.
César IPOKA