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Hommages à José Nawej : DE LA MORGUE DU CINQUANTENAIRE AU CIMETIERE NECROPOLE
Les 7 heures du dernier voyage de José Nawej à sa dernière demeure
Numéro 126 de la rue du Renouveau, à la Nécropole entre Terre et Ciel dans la commune de la Nsele. C’est la dernière demeure de José Nawej où nous l’avons accompagné le samedi 11 novembre 2023. Membres de famille, amis et connaissances éplorés ont été très nombreux au cimetière La Nécropole entre Terre et Ciel pour remplir notre dernier devoir. C’est le tout dernier voyage que nous avons effectué avec José Nawej.

Nous partons de la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire où est exposé le corps pour les derniers hommages. Ils sont là parmi ceux qui ont connu le désormais défunt : des officiels: les ministres de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, de l’Agriculture José Mpanda, de l’Urbanisme & Habitat, Pius Muabilu, le président du Sénat, Modeste Bahati, le député Geneviève Inagosi, les Premiers ministres Adolphe Muzito et Bruno Tshibala Nzenzhe, les ministres honoraires Ingele Ifoto, Tantu-Meyi, Mutiri wa Bashara, Maj Kisimba, le gouverneur honoraire de la ville de Kinshasa Kimbembe Mazunga, le président du CNSA, Joseph Olenghankoy, le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, Henri Mova Sakanyi (cadre du PPRD), des députés honoraires Clément Nzau, à l’ambassadeur de Turquiye, Murat Ulkü, des personnalités des médias : Kibambi Shintwa, Nicole Dibambu, Chantal Kanyimbo, Stéphane Kitutu Oleontwa, Jérôme Sekana (DG de Agence Galaxie Médias), Willy Kakelngay ( Dg de Geopolis), le Secrétaire général Tshivis Tshivuadi, Obul Okwess (ancien stagiaire de Forum des As et chef des travaux à l’Ifasic), Jean-Marie Kasamba, PDG de Télé 50…. Ainsi que de nombreux confrères d’autres médias et d’innombrables anonymes La liste est loin d’être exhaustive.
Le PDG de Forum des As Bongo Bovery, aux côtés de son épouse, reçoit, le coeur brisé, les condoléances des uns et des autres.
FORUM DES AS ORPHELIN DE SON EDITEUR
Lors de la très poignante cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs, les plaies qui se sont refermées momentanément saignent à nouveau. La vue d’un José Nawej allongé immobile, arborant une veste noire arrache des sanglots aux cœurs insensibles. Les journalistes de Forum des As orphelins de leur Editeur sont inconsolables. Particulièrement sa famille biologique : quelques enfants en sanglots s’effondrent. L’émotion est insoutenable. Le moment est douloureusement insupportable. Une femme de la famille de José Nawej lui rappelle le mariage de sa fille Provie Nawej auquel il tenait comme à la prunelle de l’œil. Il est 11h 35 lorsque le couvercle du cercueil blanc de M. Nawej se referme. La porte de la dernière maison du défunt se referme. A jamais.
12h05. Direction le sinistrement célèbre cimetière de la Nécropole entre Terre et Ciel. Ils sont une cinquantaine à embarquer dans deux bus pour accompagner le défunt jusqu’à sa dernière demeure. Dont les journalistes de Forum des As. Pas seulement. Quelques officiels dont Patrick Muyaya et le chef du gouvernement honoraire Bruno Tshibala tiennent à voir où reposera pour l’éternité le corps de José Nawej.
ATTENDRE PRES DE DEUX HEURES SOUS UN SOLEIL ACCABLANT
Le convoi funèbre atteint le cimetière à 13h45. Le parcours habituellement entravé par des embouteillages à cette heure a été « étonnament clean ». Mais une fois sur place, il faut attendre plus près de deux heures sous un soleil accablant avant d’être reçus. Lorsque la voix lugubre du maître des lieux appelle la famille éplorée de José Nawej ainsi que ceux qui l’accompagnent, la grille ferrée s’ouvre, alors que sonne une clochette.
» Rien ne révèle mieux l’âme d’un pays que ses cimetières « , rappelle cette réalité écrite à l’intérieur du cimetière dont je découvre l’étendue des dégâts qu’a déjà causés la mort aux humains. C’est une ville dont les habitations blanches vous rappellent est bien réelle, vivante.
Coiffé d’un képi et arborant une tenue officielle semblable à celle d’un officier militaire, l’homme qui lit une sorte d’oraison funèbre devant les membres de famille éplorée, amis et connaissances, assis sous deux hangars aménagés pour la circonstance. D’une voix aussi lugubre que la couleur de sa tenue, l’homme rappelle ce qu’a été José Nawej. Lorsqu’il indique ce qu’il appelle la nouvelle adresse physique de l’illustre disparu, des pleurs brisent le silence de ce village des morts habituellement calme les vivants rompant.
La cérémonie terminée, l’homme invite l’assistance à se lever pour dire adieu au défunt. Des pleurs se transforment en sanglots lorsqu’il demande par la suite à l’assistance d’accompagner José Nawej jusqu’à ce qui va être désormais sa dernière demeure. Pas en pleurs, mais avec des chants, insiste-t-il de sa voix rocailleuse..

Et le convoi funèbre se forme : trois filles du cimetière dont l’une portant la croix ouvrent la procession funèbre, suivies du corbillard devant la famille et le reste…
Quelques minutes de marche funèbre suffisent pour atteindre le numéro 126. Six ouvriers nous y attendent. Ils se chargent de descendre le cercueil dans la tombe sous des pleurs. Une courte exhortation, suivie du mot des remerciements de la famille, et la traditionnelle formule »Tu viens de la terre tu y retourneras » prononcée par le Berger Flory Kabange de l’Eglise Pierre angulaire et la mise de quelques fleurs dans la tombe pendant que l’assistance entonne quelques chanson marquant la fin de ce dernier voyage de 7 heures de José Nawej vers sa dernière demeure. Il est 16h10. Reportage de Kléber KUNGU