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Comité de conjoncture économique : Sama Lukonde incite le gouvernement à renforcer les actions dans les secteurs sociaux
Le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a présidé la réunion hebdomadaire du Comité de conjoncture économique (CCE) qui a examiné la situation économique au niveau tant national qu’international. À l’international, le CCE a passé en revue le rapport de la Banque mondiale sur l’élimination de la pauvreté et celui de la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).
À en croire le ministre d’État en charge du Budget qui a fait le compte rendu de cette réunion à la presse, le rapport de la Banque mondiale consacré à l’élimination de la pauvreté révèle qu’à l’horizon 2030, cet objectif de développement durable ne sera pas atteint, dans la mesure où il y aura à peu près 600 millions de personnes qui vont continuer à vivre dans les conditions d’extrême pauvreté. Cette situation fait suite au choc qu’a connu l’économie mondiale entre la période de 2020 à 2022.
En termes des recommandations, Aimé Boji Sangara a indiqué que la Banque mondiale demande aux pays en voie de développement d’augmenter des dépenses dans les secteurs sociaux, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des infrastructures de base.
Le deuxième rapport a été produit par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement. Il porte sur la dépendance des pays en voie de développement, spécialement sur les produits de base. Selon le ministre d’État au Budget, cette dépendance de ces pays aux produits de base les expose aux chocs mondiaux. A ce sujet, il est recommandé aux pays en voie de développement de fournir les efforts en faveur de la diversification de leurs économies en priorisant les secteurs à fort potentiel, pour accroître la création d’emplois et aussi l’augmentation de revenus.
Au niveau national, le CCE s’est penché sur l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de Loi de finances pour l’exercice 2024, projet qui était présenté en équilibre en recettes et en dépenses avec des prévisions à hauteur de 40.500 milliards de francs congolais. Ce qui représente une augmentation de 24% comparativement au budget de l’exercice en cours. Ce projet de Loi est en cours d’examen au Sénat, a fait remarquer le ministre d’État Aimé Boji.
Quant aux indicateurs macroéconomiques, notamment pour ce qui est de l’inflation, «on note une légère accélération du rythme de formation des prix comparativement à la semaine d’avant. Mais je tiens à rassurer l’opinion que le gouvernement poursuit l’exécution des mesures qui ont été adoptées pour la maîtrise de l’inflation dans notre pays. Quant au taux de change, à l’indicatif, l’on signale une dépréciation du franc congolais face au dollar qui, au parallèle, enregistre une légère stabilité. Au 27 octobre, le franc congolais s’est échangé à un taux de 2.598 francs congolais pour 1 dollar américain et au parallèle, on a constaté un taux de 2.591 francs congolais pour 1 dollar américain», a souligné le Ministre d’État au Budget.
Pour ce qui est de réserves de change, Aimé Boji parle d’une relative stabilité qui se situe à 4,6 milliards de dollars américains, ce qui représente à peu près 11 semaines d’importation des biens et services sur ressources propres du gouvernement. Il sied de dire que comparativement à la situation au 31 décembre 2022, il y a une amélioration de 5% dans ces réserves internationales.
Enfin, il faut signaler que le Comité de conjoncture économique qui a convié le ministre des Hydrocarbures à cette réunion, a échangé autour de la question de l’approvisionnement et de la distribution des produits pétroliers. Des mesures ont été par ailleurs proposées pour qu’il n’y ait pas pénurie afin que le secteur des hydrocarbures ne puisse pas souffrir d’une quelconque crise d’ici à la fin de l’année. Cellule de communication de la Primature