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Clôture des 16 jours d’activisme sur les VBG : Un intense moment de réflexion entre activistes, candidats et professionnels des médias
Le forum axé sur la lutte contre les violences basées sur le genre et les droits de l’homme au cœur de la campagne électorale, s’est clôturé à KInshasa. Organisée par le média Actualité.cd en collaboration avec Internews, cette rencontre a visé les échanges avec les activistes, les candidates et les professionnels des médias autour de la question liée aux violences basées sur le genre et les droits de l’homme. Ce, en marge des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.
L’activiste et candidate à la présidentielle du 20 décembre, Joëlle Bile, a proposé quelques solutions qu’elle va apporter sur les questions des violences basées sur le genre une fois élue.
En tant que candidate, elle a promis de donner une mesure importante à la femme congolaise qu’elle a toujours défendue.
« « Il n’y a pas meilleure valeur que la dignité à donner aux Congolais et surtout à la femme congolaise », a-t-elle reconnu.
Faire respecter les textes légaux
Dans son programme dénommé » la République de valeurs« , basée sur l’implication des textes et la mise en œuvre de toutes les structures en termes de textes qui existent dans le pays, Joëlle Bile a promis de faire en sorte que tous les textes qui donnent un point ou une équité importante soient respectés.
Elle a, par contre, déploré la faible participation de la femme aux postes de prise de décisions.
» Je suis indignée de voir que seules deux femmes à avoir candidaté à la présidentielle. Le taux reste faible« , a-t-elle dit toute indignée.
Par ailleurs, la journaliste et activiste, Christiane Ekambo, pense que la question de violences basées sur le genre n’est pas perçue comme un problème social. Et les médias ont un grand travail à faire pour arriver à mettre fin à toute sorte de violences.
Elle a demandé à ce que les journalistes soient associés et conviés à l’événement mais aussi qu’ils vivent les faits.
Implication des professionnels des médias
» On n’a pas assez impliqué les médias pour qu’ils puissent prendre conscience afin de s’approprier ce problème, le cas des violences sexuelles. D’où les journalistes ne doivent pas seulement s’arrêter à rapporter les faits mais ils doivent être parties prenantes« , a-martelé Mme Christine Ekambo.
La Coordinatrice de la structure » Rien sans les femmes » et activiste de la société civile, Fifi Baka, a confié que le changement en RDC demeure un processus très long surtout en ce qui concerne les VBG.
» La majorité des hommes ne sont pas prêts à pouvoir laisser la place aux femmes. Et les femmes, de leur côté restent réticentes« , a-t-elle déploré.
Chaque année, le monde célèbre du 25 novembre au 10 décembre les 16 jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes. Cela se fait à travers une campagne internationale. Pourquoi ces dates ? Le 25 novembre est la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et le 10 décembre est la Journée des droits de l’Homme. Tricya MUSANSI