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Après la publication des listes définitives de candidats à la députation nationale, Le plus dur commence : chacun pour soi, Dieu pour tous
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a publié le samedi 23 septembre 2023, la liste définitive des candidats à la députation nationale dans toutes les circonscriptions électorales du pays. Le suspense vient d’être ainsi levé. C’était l’étape la plus décisive avant le lancement de la campagne électorale proprement dite.
À présent, les choses sérieuses commencent pour chaque candidat qui est appelé à peaufiner ses propres stratégies pour se positionner en pôle position afin d’être proclamé élu sur la liste de son regroupement ou parti politique. Car une chose est d’avoir des voix, et une autre d’être élu. Pour être proclamé élu, il faut que son regroupement ou parti politique obtienne un nombre de voix qui lui permette d’atteindre le seuil minimum, et arracher personnellement des suffrages rendant un candidat potentiellement élu.
C’est à partir de maintenant que les partis ou regroupements politiques vont se rendre compte du sérieux dans les choix qu’ils ont opérés. En principe, un candidat digne de ce nom, doit être en mesure d’aligner au moins un nombre de témoins au-delà de la moitié du nombre de bureaux de vote de sa circonscription électorale. Ils ne sont pas nombreux ce genre de candidats, et ce sont eux qui se font élire pour avoir mouillé les maillots. Mais il se fait malheureusement que certains candidats, retenus par complaisance, font de la simple figuration et n’apportent rien dans leur panier. Certains d’entre eux ne se déplacent même pas pour faire la campagne, faute de partisans. Dans tout cela, il faut tenir compte de la donne CENI qui, lors des élections précédentes, n’était pas au-dessus de tout soupçon dans le tripatouillage des bulletins de vote.
L’autre donne c’est la bataille à l’intérieur des partis et regroupements politiques où chacun se bat pour sa propre chapelle. Ici la responsabilité incombe aux autorités morales ou aux chefs de partis de veiller à la discipline interne pour interdire des discours qui discréditent d’autres candidats.
Par ailleurs, il sied de stigmatiser le comportement de certains candidats qui battent déjà campagne avec des affiches et des calicots sur les grandes artères de nos villes, alors que cette étape n’a pas encore formellement commencé. En principe, ces inciviques devraient être sanctionnés. Mais la CENI, impuissante, n’est pas capable de faire appliquer elle-même sa propre loi.
En tout état de cause, il y a des doutes à émettre sur des gens pareils qui aspirent à accéder à de hautes fonctions, mais qui violent ouvertement les règles du jeu en âme et conscience. Qu’en sera-t-il demain lorsqu’ils seront aux commandes des affaires, surtout lorsqu’il s’agira des contrôles parlementaires? Dans ce cas, il y a de forts risques d’immoralité dans le chef de ceux sur qui le peuple fonde ses espoirs pour un changement radical dans le pays. On dira alors qu’après les élections égale avant les élections. Le pays ne sera pas seulement mort, mais aussi enterré. Et. Nous n’aurons qu’à chanter le requiem. Muke MUKE